Livres de l’Abbé Guy Pagès


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 Le titre de cet ouvrage ne manquera pas de choquer les bons sentiments du plus grand nombre même de beaucoup de chrétiens. Cependant, la vérité n’est pas affaire de sentiments, mais d’Absolu. Elle est ou elle n’est pas, que cela plaise ou non. Que nous la trouvions belle ou laide, que nous l’aimions ou non, cela ne change rien au fait qu’elle soit ce qu’elle est. “Avant qu’Abraham existât. Je suis.” (Jn 8.58) Bien peu croient encore à l’existence de l’enfer. Beaucoup se sont échafaudé un au-delà où le Dieu de toute tolérance aurait aboli définitivement toute différence entre le bien et le mal, de sorte que leur conscience ne soit plus inquiète, alors que c’est souvent à juste titre qu’elle est secrètement tourmentée. Au nom de l’amour véritable et infiniment miséricordieux, la figure de Judas fait aujourd’hui l’objet d’une réhabilitation que rien ne semble devoir arrêter. Il est même devenu celui sans qui Jésus n’aurait pu être livré et sans qui la Rédemption du monde n’aurait donc pu avoir lieu… Sans lui, nous ne serions pas sauvés ! En plaçant “le fils de perdition” (Jn 17.12) au Paradis, les hommes d’aujourd’hui pensent s’y assurer eux-mêmes une place. Si même Judas est sauvé, alors qui ne le sera pas ? Il n’y a donc pas tant de souci à se faire pour notre salut : quoi que nous fassions, “nous irons tous au Paradis”. Pourtant, face au risque réel de la perdition, bien des consciences feraient retour sur elles-mêmes et trouveraient le repentir dans le remords ou, du moins, dans la peur, et reviendraient à Jésus, le Christ, le seul Sauveur qui nous délivre de la colère qui vient (1 Th. 1 :10)… Parce que Hans Urs von Balthasar est le représentant le plus accrédité par qui cette “théologie” a trouvé aujourd’hui ses lettres de noblesse, nous. nous proposons de montrer, à travers l’analyse de ses écrits sur ce sujet de l’enfer, l’inanité de ses thèses. Nous terminerons notre propos par une proposition susceptible d’apporter aujourd’hui à l’Eglise un moyen puissant de répondre à sa vocation première : sauver les âmes. »

Guy Pages

En ces temps où chrétiens et musulmans sont de plus en plus appelés à se rencontrer et, cependant, ignorent superbement leur propre religion, la plupart n’ont que peu de temps à consacrer à la lecture.
Beaucoup sont incapables de rendre compte des bonnes raisons qu’ils ont d’être chrétien ou musulman, ce qui, dans un cas comme dans l’autre, ne fait pas honneur à Dieu. Nous avons voulu offrir au lecteur, qu’il soit chrétien ou musulman, une meilleure connaissance de l’une et l’autre religion. Nous l’avons fait à travers ce petit inventaire des principales affirmations typiques du dialogue islamo-chrétien, qui sont comme autant de bornes le délimitant.
Une fois les malentendus, préjugés et erreurs amenés au grand jour, peut-être sera-t-on mieux à même d’apprécier sa propre religion et de la faire connaître. Ce petit livre n’est qu’une initiation, mais il est suffisamment complet pour permettre déjà de bien saisir la nature et l’enjeu du dialogue islamo-chrétien et poser la question essentielle: “Aimes-tu la vérité plus que toi-même?”.
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